Delphine Tomaselli d’origine méditerranéenne est née par hasard en 1970 à Mérignac.  Si son année de naissance donne le jour à The Man who sold the world de David Bowie, le père spirituel, c’est par le père biologique qu’elle porte un Canon sautoir argentique, et fait ses premiers clics à travers ce miroir. Cet apprentissage photographique rythme en silence son enfance et la mène à une adolescence picturale et musicale à Toulouse. Emancipée du contexte familial dès ses 16 ans, elle monte à Paris.

Après un Baccalauréat Arts plastiques & Lettres, de courtes études de cinéma à l’université Paris VIII en section cinéma l’oriente vers une expérience de tournage sur le tas. 

Delphine, autodidacte, ouverte aux Mondes des créateurs, débute alors son voyage au cœur de l’art : assistante d’une créatrice de mode, peintre sur les sculptures Nanas de Niki de Saint-Phalle, répétitrice de l’énigmatique Jean-Pierre Léaud, assistante sur des films animaliers, réalisatrice de documentaires de création pour la biennale de Venise, photographe de tournage pour des cinéastes indépendants, portraitiste de personnalités, via des festivals de films divers, (Amiens, Cannes, Toulouse, Marrakech), photographe de concerts au festival de guitare de Patrimonio, de plateau pour l’émission One Shot Not de Manu Katché pour Arte TV, reporteur pour Les Etoiles de Mougins, La Ligue Marocaine de Protection de l’Enfance de Marrakech

C’est en 2003, que le Musée de la photographie André Villers de Mougins, lui propose une monographie avec ses diptyques et triptyques, qu'elle intitule - series ! Sous le pseudo Delf Pia Chitti, elle réalise une sort de cut-up visuel, de Found footage avant l’heure, qui juxtapose en mode ex-voto fiction et réalité.
Invitée à nouveau en 2005, la photographe fait surgir de l’ombre des figures issues de sa mythologie personnelle avec My Friends are dead… shootés en 1997.

Toujours proche des artistes plasticiens, Delphine Tomaselli prête son œil caméléon en 2006 pour l’exposition et le catalogue de Ben (Benjamin Vautier), Les limites de la photo ?,  au catalogue de Combas Cinéphage à gogo sur une invitation de la galerie Guy Pieters en 2007. Cette même année, elle a carte blanche pour couvrir les 60 ans du Festival International du Film de Cannes, collection de la ville de Cannes Sixty Shot Dream donne lieu à différentes expositions et à un catalogue.

Parallèlement, Delphine Tomaselli édite la série Auto corps miroir, et revisite ses autoportraits coutumiers, sous l’influence de l’art pictural mettant son propre corps en scène.

Delphine Tomaselli de l’autre côté du miroir occidental est Ananda, (un autre pseudo signifiant en sanskrit Bliss ou la joie divine), qui s’envole pour L’Inde du Nord, où depuis un reportage en 2010 sur le rassemblement de la Kumbh Mela, elle œuvre sur un projet d’édition avec Satchit (en sanskrit Vérité Consciente), autour de la vie et de la mort. Ils forment ainsi un duo Sat Chit Ananda Photos.

En alternance aux projets sur les religions, Delphine Tomaselli collabore au projet d’infographies et de photographies Delva Douska en 2014 et 2015, sur le thème de la mère à l’enfant.

Depuis 2015, outre ces cessions de portraitistes pour le Festival de trois continents à Nantes, elle poursuit un travail d’écriture photographique sur des thèmes autobiographiques familiaux, et glane des portraits d’inconnus au Hellfest Festival de Clisson, ville dans laquelle elle vit et travaille actuellement.